26 janvier 2014
Aujourd'hui un évènement important s'est gravé dans l'histoire de la Tunisie: une nouvelle constitution a été adoptée!
Et cette constitution n’est pas le produit pur de la majorité islamiste au pouvoir, mais un compromis entre Ennahda et les représentants de la Tunisie moderne! Il a fallut un an de négociations, ce qui avec du recul parait assez court! Tout cela témoigne de la maturité politique d'une partie du peuple tunisien, et pourrait servir de modèle dans d'autres pays arabes. De plus, à cause de la montée des contestations contre les islamistes et surtout la chute des Frères Musulmans en Egypte, Ennahda a eu peur de trop islamiser la constitution. Ce changement représente donc un progrès important pour la Tunisie, notamment en ce qui concerne la place des femmes. En effet, la Charia a été exclue de la Constitution! Il y a aussi une inscription de l'égalité entre les citoyens et les citoyennes, « égaux devant la loi sans discrimination ». Bien que limitée à la citoyenneté, cette disposition a été saluée par Alhem Belhadj, directrice de l'Association tunisienne des femmes démocrates, comme une "victoire".
Voici une vidéo qui résume les points importants de cette nouvelle constitution:
Cependant, je tiens à souligner que, d'après le président Marzouki, les objectifs de la révolution sont «"très loin" d’être réalisés. Néamoins celui-ci a déclaré que "le pays est sur la bonne voie".
Moi aussi je pense que le chemin est encore long. Il nous reste beaucoup à parcourir (comme l'obtention d'une parité à l'assemblée, citée dans la vidéo) avant que toutes les valeurs démocratiques soient appliquées. Mais nous ne perdons pas espoir.
Moi aussi je pense que le chemin est encore long. Il nous reste beaucoup à parcourir (comme l'obtention d'une parité à l'assemblée, citée dans la vidéo) avant que toutes les valeurs démocratiques soient appliquées. Mais nous ne perdons pas espoir.
Voici un article qui donne les détails de la nouvelle loi adoptée sur l'égalité hommes/femmes: http://www.jolpress.com/tunisie-egalite-hommes-femmes-constitution-droit-ennahda-compromis-feministe-amnesty-critiques-article-823887.html